Max Orlu

          
Parcours :
       
Max Orlu est né à Saumur en 1987, il vit et travaille  à Turquant (Loire). Initialement soudeur de profession, il choisit de poursuivre ses études dans le domaine du métal  de manière créative . Pour cela il se forme à la fonderie d'art à l’Atelier 960°à Carcès dans le  Var. Installé depuis à Turquant, un village troglodyte d'artisanats d'art, il y développe son travail artistique autour de la fonderie et des différents matériaux liés à la récupération.
       
Un premier exemple abouti de son travail de recherche esthétique  est “ La forêt  calcinée ”. Plusieurs arbres  brûlés dont le tronc brut de fonderie apporte une  texture organique, passant du rugueux au lisse en un jeu de matières différentes, formant une forêt sculptée. 
Plus le volume s’élève, plus  la  base du tronc calcinée cède la place à un arbre nouveau. Renaissant de ses cendres, l’arbre rajeuni se voit couronné d’une fleur flamboyante qui se dresse en son sommet. Ici l'aluminium poli sublime une matière plus travaillée et moins chaotique. Véritable  pièce  rétro-futuriste, elle allie habilement l'organique et l'architectural comme une possible allégorie de la place du végétal dans notre monde terni.
L’artiste vise à redonner forme au vivant métamorphosé au sein d'une nature qui serait à nouveau apaisée. La forêt calcinée se veut le miroir de ces deux reflets contraires; espoir et désespoir. Comme si la vie et la mort étaient réunis en un équilibre fragile mais que la sculpture dans  un échange de matières subtil, avait révélé possible. L’artiste ayant soin du choix de ses matériaux, il utilise beaucoup de  métaux de récupération qu’il travaille alors avec différentes techniques. Le polystyrène ou la cire perdus et le moulage au sable sont autant de matières premières qui ont des caractéristiques propres. Il joue ainsi avec chacune, recherche leurs limites et expérimente de  nouveaux alliages.
     
“J’ai toujours adoré manier le métal liquide et en faire des sortes de coutures  de métal. J’ai ainsi fait de la soudure pendant une dizaine d’années mais mon  envie de réaliser quelque chose d’artistique était plus forte. Je suis allé  apprendre alors avec un maître fondeur pendant 2 ans. Fort de ses multiples  techniques, je me suis lancé et j’ai ouvert mon propre atelier de sculptures.  Maintenant je crée des arbres afin d’en faire une petite forêt. C’est l’aluminium  qui va faire son propre chemin pour créer et remodeler cet arbre totem”.
       

Je combine, j’observe et je réfléchis. Lorsqu’enfin je coule le métal en fusion, la chaleur et la lumière qui s’en dégagent et la concentration que cela nécessite, tout ce feu s’impose à moi et le métal surgit. Soudain il est là, transformé et neuf, et prend sa place. Puis je décoche c’est-à-dire que je libère la pièce de son moule. Alors la  sculpture naît. J’ai ensuite tout le temps de la travailler et de lui donner  d’autres formes, mais elle est déjà là. C’est un véritable acte de magie.