Ulla von Brandenburg & Jeux de tentures

Ulla von Brandenburg & Jeux de tentures

Alors que Ulla von Brandenburg s'est installée au Palais de Tokyo, Alix revient sur la vision d'une artiste singulière, pour qui l'art n'a pas de frontières.

     

Happé par un diaphragme géant et multicolore, le visiteur est invité à pénétrer dans le monde onirique et théâtral d’Ullavon Brandenburg.
    

Née en 1974 à Karlsruhe en Allemagne, Ulla von Brandenburg s’est installée à paris il y a 15 ans. Son travail se caractérise par la diversité des médiums et supports qu’elle utilise et transforme en une thématique complexe.

Les motifs apparaissent alors dans des contextes différents, les performances renvoient aux wall paintings, aux dessins qui eux-mêmes s’avèrent être les esquisses des vidéos réalisées par l’artiste; vidéos qui à leur tour deviennent les matrices de futurs objets, sculptures manufacturées.

 

 

L’idée et l’imagerie du carnaval sont très présentes dans son travail. Elles lui permettent de transgresser en quelque sorte l’ordre social et d’évoquer notre société au travers d’images anciennes, de masques, de costumes relevant de la tradition populaire, mais aussi de partir en quête d’une nouvelle identité tout en mêlant subtilement la réalité et les apparences dans des mises en scènes théâtrales.


Ulla von Brandenburg présente au Palais de Tokyo une exposition immersive où se mêlent les univers du conte, des rites et du théâtre.

Ulla Von brandenburg explique que pour cette exposition « le tissu [lui] permet de camoufler, de cacher, d’habiller le cube blanc du musée et par là de changer les systèmes de valeurs et les cadres de pensée. [Elle] utilise des tissus pour créer des espaces dans lesquels on peut prétendre se trouver ailleurs, tomber pour ainsi dire dans d’autres mondes. (...) Dans un espace où sont suspendus des rideaux, la séparation entre intérieur et extérieur, ou entre différents mondes, devient floue. Et ce flou amène à se demander où l’on est. »

 

 

Cette exposition, elle l’a pensée « comme quelque chose qui pousse un peu comme un champignon, un organisme avec sa propre vie », suggère celle qui se serait bien vue naturopathe, si les musées n’avaient acclamé très tôt son talent. D’où son choix de tourner le film qui forme le climax de l’exposition au Théâtre du Peuple de Bussang (Vosges) : « [elle] voulait un lieu où culture et nature soient face à face. Cela aurait pu être aussi un théâtre grec en Sicile. Mais [elle] a été touchée par l’idée défendue à Bussang, de produire de la culture pour l’humanité, au cœur de la forêt des Vosges. »


Infos pratiques :

📍 Palais de Tokyo
     
De midi à minuit tous les jours sauf le mardi
     
📆 Jusqu’au 17/05/2020