Hitler exposé en Autriche

Hitler exposé en Autriche

L'Histoire du monde tel qu'on le connait aujourd'hui aurait-elle était différente si Adolf Hitler n’avait pas échoué par 2 fois aux concours d’entrée à l’école des beaux-arts de Vienne ? Ce qui est sûr, c'est que les oeuvres de David Olère n'auraient pas eu raison d'être.

 

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La maison de l’Histoire du Musée de Basse-Autriche à Sant-Pöltken présente une série d'objets ayant appartenu à Hitler ou liés à lui, collectés par August Kubicek entre 1907 et 1920. Ce dernier les avait d'abord conservés comme des souvenirs de sa jeunesse avant de réaliser leur potentielle importance historique. Lettres, cartes postales rédigées par Hitler, peintures et croquis réalisés de sa main dans une exposition intitulée « Le jeune Hitler : années de formation d’un dictateur, 1889-1914 » et qui se tiendra jusqu’au 9 aout.

Tic-Tac Tic-Tac

Selon Christian Rapp, Hitler a toujours surestimé ses talents artistiques, le commissaire de l’exposition souligne par ailleurs qu’Hitler « déjà dans sa jeunesse, était une bombe à retardement. La Première Guerre mondiale a servi de détonateur. Mais on trouve déjà tous les composants de son hubris pendant sa période de formation autrichienne, à Linz puis à Vienne.»

En plus de retracer le parcours personnel d’Hitler, l’exposition explore le contexte géopolitique de l’Autriche à la Belle Époque. Elle tente de démontrer que si la modernité éclorait à Vienne, de nombreux concepts de l’idéologie nazie - racialisme, antisémitisme, militarisme - étaient déjà largement répandus dans la société autrichienne.

Du Wagner chez Hitler

Les débuts de ce qui ressemble à une partition d’opéra ont été retrouvé griffonnés sur du papier à musique jaunit en 1908 par son seul ami d’alors, August Kubizek, qui les a conservés et les a transmis à ses descendants. Hitler avait 20 ans et maitrisait parfaitement le piano. Il n’avait pourtant suivi que quatre mois de cours, ce qui en dit long selon le commissaire de l’exposition, sur sa mégalomanie.

Cette partition est considérée comme la seule page survivante d’un opéra, manifestement très ambitieux, inspiré de la mythologie germanique et ressemblant de près à une œuvre inachevée de Wagner, qui porte le même nom.

Faire disparaître les mauvais idéaux 

Les commissaires espèrent que leur exposition permettra aux visiteurs de comprendre comment naissent les projets totalitaires: «Il faut du temps pour faire infuser des idées mauvaises dans la société et il en faut tout autant pour les faire disparaître...Cela fait des décennies qu’on y travaille.»