Et si le coronavirus tuait l'art ?

Et si le coronavirus tuait l'art ?

Art Basel Hong Kong Coronavirus

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Avec ses 242 exposants et 88 000 visiteurs, Art Basel Honk Kong s’impose comme la plus importante foire du continent asiatique et pourtant, les nuages au-dessus de l’ouverture de l’édition 2020 en mars prochain s’assombrissent au fil des jours.

Business is Business

À commencer avec les manifestations géantes pro-démocratie qui ont fortement impacté l’économie de l’ancienne colonie britannique. Bon nombre de galerie sont politiquement attachées au valeurs défendues par les manifestants. Il s’avère cependant inenvisageable que des marchands puissent afficher leur soutien aux protestataires en annonçant le retrait de leur galerie à l'Art Basel de Hong Kong. Il serait également illusoire de croire qu’une telle décision puisse avoir une influence sur Pékin. Le président Xi Jingping se préoccupe certes de l’économie du pays, mais l’unité du peuple lui est primordiale. Et même si la foire importe pour le marché de l’art, elle reste une goutte d’eau dans l’océan économique chinois. De plus, quel galeriste, même diamétralement opposé sur le plan politique, se risquerait d’affronter la Chine, futur vivier de collectionneurs.


Coronavirus

En raison du virus qui créer une véritable hécatombe sur l’Empire du milieu, de nombreux exposants ont demandé l’annulation ou le report de la foire. Honk Hong vient d’annoncer aujourd’hui son 12ème cas, et cela ne devrait pas aller en s’améliorant. Plusieurs galeries ont déjà indiqué qu’elles ne participeraient pas à l’édition 2020 du Art Basel de Honk Hong comme la galerie Tyler Rollins Fine Art de New York ou SCAI The Bathhouse de Toyko pour ne citer qu’elles.


Le virus n’épargne pas la culture


Le gouvernement de Honk Hong a annoncé que les musées et les salles de spectacles seraient fermées jusqu’à nouvel ordre. Côté chinois, les autorités sont allées jusqu’à fermer la section la plus visitée de la grande muraille de Chine, attraction la plus populaire du pays.