John Hamon, un artiste qui existe par lui-même

John Hamon, un artiste qui existe par lui-même

 

Développement de son identité

 

L’histoire commence en 2001 lorsque John Hamon sort d’un photomaton avec sa photo d’identité. À l’époque, le jeune artiste a 17 ans, les cheveux ébouriffés, le sourire malicieux et ce style reconnaissable des artistes des beaux-arts. Inspiré par Marcel Duchamp, qui démontrait avec brio que n’importe quel objet du quotidien est un chef-d’œuvre en puissance, le jeune John se met à placarder sa photo d’identité en grand format entre les immeubles Haussmanniens qui dessinent les rues parisiennes.

 

Poser un pied dans le patrimoine Français

 

John Hamon, a su imposer son art partout. Après avoir collé son portrait d’étudiant dans la plupart des rues, avenues et impasses de Paris, il s’est attaqué aux monuments Parisiens les plus emblématiques comme la Tour Eiffel, l’Assemblée Nationale ou la Bibliothèque Nationale de France.

 

Pour John Hamon ce sont les artistes et non les directeurs d’expositions qui font l’art. Partant de ce constat, il n’a pas hésité à appeler le Palais de Tokyo et la fondation Louis Vuitton pour leur dire qu’il s’y exposerait lui-même ! Un projecteur, sa photo et son art aurait été projeté sur les façades des deux géants. C’était sans compter sur les vigiles qui ont insisté pour que la police intervienne. Une police parisienne amatrice d’art, puisqu’elle n’a pas pu s’empêcher de le féliciter en arrivant sur les lieux de l’infraction.

 

John Hamon, l’art de la communication

 

John Hamon a un slogan : « C'est la promotion qui fait l'artiste ou le degré zéro de l'art » qui rappelle un certain Warhol pour qui la publicité était une forme d’expression créatrice. Selon Hamon, la promotion exprime un message qui montre que n’importe qui peut devenir célèbre à grands coups de comm’. L’artiste, très populaire aujourd’hui, considère l’art promotionnel comme un mouvement qui réunit tous les artistes, de toutes générations. 

 

Un chauvinisme culturel qui l’amène à rester dans sa ville natale.

 

A l’image de la Renaissance Florentine, durant laquelle les artistes étrangers venaient découvrir la ville artistique de Florence, John Hamon souhaite inverser la tendance actuelle, car selon lui « c’est aux autres de se déplacer là où [l’art] se fait. »

 

Son art est parfois difficile à interpréter, mais son impact est incontestable. Au fil du temps, la société évolue, les paysages se transforment, et pourtant son visage perdure, immobile, éternellement jeune.