7 anecdotes incontournables de la vie de Joan Miró

7 anecdotes incontournables de la vie de Joan Miró

Peintre, sculpteur, graveur… Toute sa vie, Joan Miró n’a eu de cesse d’explorer les voies de la création, mêlant expérimentation sensible et onirique. 

Joan Miró, Carnaval d'Arlequin

A mi-chemin entre l’abstraction et le figuratif, l’artiste aux 2 facettes n’a cessé de créer le nouveau. Puisant dans l’expérimentation comme dans la matière du rêve, l’artiste Espagnol est étroitement associé à l’histoire du surréalisme. Nous vous racontons la sienne en 7 anecdotes clefs.

 

1/ Des débuts dans la…. Comptabilité !

 

13 juin 1935, Portrait de Joan Miró

Malgré des premiers dessins très réussis dès 1901 (8 ans) et un professeur de lycée qui l’encourageait à rejoindre les Beaux-Arts de Barcelone, le jeune Miró suivit les conseils de son vieux père artisan et emprunta le chemin de la FAC de commerce et obtint un emploi de commis à la comptabilité dans une pharmacie. 1 an, c’est le temps qu’il lui faudra pour faire une dépression nerveuse et s’inscrire à la Gali Art Academy de Barcelone ou il découvrira les fauves et les postimpressionnistes, soit une peinture pleine de couleurs.

 

2/ Une 1ère exposition ridiculisée

Paysage catalan, Joan Miró 

En 1918, Joan Miró expose pour la 1ère fois. Il est raillé par la critique Catalane ainsi que par le public. Son travail, ridiculisé, l’amène à poursuivre ses rêves ailleurs. Comme beaucoup d’artistes à l’époque, Miró est attiré par le bouillonnant Paris d’après-guerre qui voit l’émergence du cubisme et du surréalisme.

 

3/ Picasso, une amitié sans pareille

 Une toile de Picasso de 23,5 millions d’euros vandalisée à la Tate Modern de Londres

Pablo Picasso, Buste de Femme

Avant son départ pour Paris, Miró se rendit chez la mère de Picasso et proposa de lui amener une surprise, elle lui demanda d’apporter une part de son gâteau préféré. Dès leur rencontre, Picasso, touché par ce geste, guida les premiers pas de Miró dans la capitale française.

 

4/ Plongeon dans un Paris surréaliste

 

Chiffres et constellations amoureux d'une femme, Joan Miró

Dans les pas de Picasso, Miró rencontre le milieu dadaïste et l’avant-garde. Miró développe un langage pictural libre, qui n’est pas loin des expériences d’écriture automatique menées par Robert Desnos ou André Breton. Ce dernier l’admirait au point de le considérer « comme le plus surréaliste de nous tous ». André Masson, Max Jacob, Jacques Prévert, Aragon, Paul Éluard deviennent ses amis. Dès lors, Miró fait partie de la constellation surréaliste ; il en signe d’ailleurs le manifeste.

 

5/ Ernest Hemingway, fan inconditionnel de Miró

 La Ferme, Joan Miró

À Paris, l’artiste fréquentait nombre d’écrivains. Michel Leiris, Max Jacob, Armand Salacrou, Roland Tual, Ezra Pound et Ernest Hemingway faisaient parti des amis de Miró. En 1923, Miró a vendu à Ernest Hemingway « La Masía », représentation d’une vue de la ferme de ses parents à Mont-riog del Camp, un village près de Tarragone en Catalogne. Ernest n'était pas le seul captivé  par le chef-d'œuvre de Miró. L'histoire raconte qu'Hemingway dut  gagner le droit d'acheter la pièce en roulant des dés avec un de ses amis.

 

6/ Un artiste prolifique

 

Nature morte au vieux soulier

Miró a réalisé pas moins de 2 000 peintures, 5 000 dessins et collages, 500 sculptures et 400 céramiques ! Le peintre est aussi connu pour avoir répondu à de grandes commandes publiques.

 

7/ Le bleu

 

Bleu II, Joan Miró

Miró peint des thèmes oniriques, souvent peuplés de femmes et d’oiseaux, d’étoiles ou de comètes, d’images surgies de son inconscient. Le bleu deviendra sa couleur, celle du ciel et de la mer, immatérielle et mystérieuse. Il se veut libre. Interrogé sur l'heure à laquelle il l'a emmené pour produire les œuvres, il répond brusquement: «Oui, il ne m'a fallu qu'un instant pour dessiner cette ligne avec le pinceau. Mais cela m'a pris des mois, peut-être même des années de réflexion pour former l'idée. » 

 

Retrouvez les toiles de Jean Gounin, notre artiste au style surréaliste.